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Mon enfant est malade et ne veut pas manger : comment l’aider ?

il y a 2 heures
6 min de lecture

Fièvre, gastro-entérite, poussée dentaire, mal de gorge… Voir son enfant affaibli et refuser de manger peut être source d’inquiétude.

Comment l’aider à traverser cette période sans le forcer, tout en veillant à son hydratation ? Faisons le point ensemble.

bébé malade gastro

Quand un enfant est malade, son appétit peut diminuer

Pendant une infection, l’organisme mobilise de l’énergie et des nutriments pour se défendre et récupérer. Pourtant, l’enfant peut avoir moins faim, être fatigué ou ressentir une gêne lorsqu’il mange.

Cette baisse d’appétit est souvent temporaire. L’objectif n’est pas de le faire manger à tout prix, mais de lui proposer des aliments adaptés à ce qu’il accepte et, surtout, de veiller à son hydratation.

Vous pouvez lui proposer régulièrement de petites quantités, selon son appétit et son confort, sans le forcer : quelques cuillères, une petite portion ou quelques gorgées peuvent déjà l’aider.


1. En cas de gastro, hydrater puis réalimenter sans attendre

Lors d’une gastro-entérite, les diarrhées et les vomissements entraînent des pertes d’eau et de sels minéraux. La priorité est donc de prévenir la déshydratation, puis de reprendre rapidement une alimentation adaptée.


Le réflexe : la solution de réhydratation orale

La solution de réhydratation orale, ou SRO, est disponible en pharmacie, sous forme de sachets à reconstituer ou de préparations prêtes à l’emploi.

Elle apporte de l’eau, des sels minéraux et du sucre dans des proportions adaptées pour compenser les pertes liées à la diarrhée et aux vomissements.

Vous pouvez la proposer dès les premières selles liquides ou les premiers vomissements, au biberon, à la cuillère ou à l’aide d’une seringue adaptée.

Si votre enfant vomit, proposez-lui la SRO bien fraîche, en très petites quantités, toutes les 5 à 10 minutes, puis augmentez progressivement selon sa tolérance. Laissez-le ensuite boire selon sa soif, tant que le risque de déshydratation persiste.

Si vous utilisez des sachets, respectez exactement la quantité d’eau indiquée sur la notice et n’ajoutez rien à la préparation.


Faut-il arrêter le lait ?

Si votre bébé est allaité, poursuivez les tétées et proposez-lui une SRO entre celles-ci.

S’il prend du lait infantile, son lait habituel doit être repris rapidement, selon les conseils de votre médecin, avec une SRO entre les biberons.

Dans certaines situations, notamment en cas de diarrhée prolongée ou sévère, le médecin pourra conseiller temporairement un lait sans lactose. Il vous indiquera alors quand et comment reprendre le lait habituel.


Et pour les plus grands ?

Proposez régulièrement à boire à votre enfant. Une SRO peut également être utile pour compenser les pertes liées aux diarrhées et aux vomissements.

Des bouillons ou de l’eau de cuisson du riz peuvent être proposés en complément, mais ils ne remplacent pas une SRO lorsque celle-ci est nécessaire.

Évitez les sodas et les boissons très sucrées : ils ne sont pas adaptés à la réhydratation et peuvent aggraver la diarrhée.


Reprendre une alimentation adaptée

Après la phase initiale de réhydratation, proposez à votre enfant de reprendre progressivement son alimentation habituelle, dès qu’il la tolère, en petites quantités et sans le forcer.

Il n’est pas nécessaire de le limiter à un régime strict à base de riz et de banane. Vous pouvez lui proposer les aliments qu’il apprécie, en tenant compte de son appétit et de sa tolérance.

Certains aliments sont souvent bien acceptés pendant cette période :

  • Du riz, des pâtes, de la semoule, du pain ou des pommes de terre ;

  • De la banane, de la compote de pomme ou de coing ;

  • Des légumes cuits, comme les carottes ou les courgettes ;

  • De la volaille, du poisson ou de l’œuf ;

  • Des yaourts et des fromages adaptés à son âge.

Certains aliments très gras ou riches en fibres peuvent être moins bien tolérés pendant l’épisode. Adaptez-vous à votre enfant, sans supprimer systématiquement des catégories d’aliments.


Les probiotiques sont-ils utiles ?

Certains probiotiques, correspondant à des souches précises, peuvent être proposés en complément de la SRO pour aider à réduire la durée de la diarrhée.

Leur effet reste toutefois variable et le niveau de preuve est faible à très faible selon les souches. Ils ne remplacent pas la réhydratation.

Demandez conseil à votre médecin ou à votre pharmacien pour choisir, si nécessaire, un produit adapté à l’âge de votre enfant.


Quels signes doivent vous alerter ?

Surveillez notamment :

  • Des couches moins mouillées ou des urines moins fréquentes ;

  • Une bouche ou une langue sèches ;

  • Des yeux creux ou cernés ;

  • Une fatigue inhabituelle ou un changement de comportement ;

  • Un enfant qui ne boit plus ou qui vomit ce qu’il boit.


Si votre enfant présente des signes de déshydratation, contactez un médecin sans délai. S’il devient difficile à réveiller, fait un malaise ou si son état vous paraît grave, appelez le 15 ou le 112.

Chez un enfant de moins de 2 ans, une diarrhée aiguë justifie une consultation médicale rapide, car la déshydratation peut survenir rapidement, particulièrement chez les plus petits.



2. Fièvre, maux de gorge, poussées dentaires : confort et fraîcheur

En cas de fièvre : proposer souvent à boire

La fièvre peut augmenter les pertes en eau. Proposez donc régulièrement à boire à votre enfant, même en petites quantités.

Chez le bébé, poursuivez les tétées ou proposez son lait habituel. Chez l’enfant plus grand, pensez à lui proposer de l’eau fréquemment.


Chez un nourrisson de moins de 3 mois, une température de 38 °C ou plus nécessite un avis médical urgent.


En cas de mal de gorge : fraîcheur et textures faciles à avaler

Lorsqu’un enfant a mal à la gorge, avaler peut devenir douloureux. Cela peut expliquer qu’il refuse certains aliments, notamment les morceaux.

Vous pouvez lui proposer des aliments frais et des textures souples ou lisses, qui peuvent être plus agréables :

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  • Une compote fraîche ;

  • Un yaourt sorti du réfrigérateur ;

  • Une purée tiède ou fraîche ;

  • Des fruits bien mûrs, sous une forme adaptée à son âge et à ses capacités ;

  • Une préparation lactée qu’il apprécie.

Si votre enfant est fatigué ou gêné, inutile d’insister sur les morceaux. Vous pourrez les reproposer progressivement lorsqu’il se sentira mieux.

Les aliments acides, comme les agrumes ou la tomate, ainsi que les aliments durs ou croustillants, peuvent parfois accentuer l’inconfort. Observez ce que votre enfant tolère et adaptez-vous à lui.

Et le miel ? Après l’âge d’un an, une petite quantité de miel peut aider à apaiser la toux. En revanche, il ne doit jamais être donné avant un an, en raison du risque de botulisme infantile, une maladie rare mais grave.


En cas de poussée dentaire : apaiser les gencives

Les poussées dentaires peuvent rendre les gencives sensibles et gêner bébé pendant les repas. Là encore, les textures molles et les aliments frais peuvent être plus agréables.

Avant le repas, vous pouvez lui proposer un anneau de dentition placé au réfrigérateur. Attention à ne pas le mettre au congélateur : un anneau gelé pourrait abîmer ses gencives.

Un massage délicat des gencives avec un doigt propre peut également aider à l’apaiser.

Si votre bébé semble très gêné ou douloureux, demandez conseil à votre médecin ou à votre pharmacien avant d’utiliser un produit.

Enfin, une fièvre de 38 °C ou plus ne doit pas être attribuée automatiquement à une poussée dentaire : une autre cause peut être en jeu. Demandez conseil à un professionnel de santé si nécessaire.



3. Après la maladie, retrouver sereinement le rythme


Une fois la maladie passée, l’appétit de votre enfant peut mettre un peu de temps à revenir. Il peut aussi réclamer davantage à manger pendant quelques jours.

Continuez à lui proposer des repas et des collations à des horaires réguliers, avec une alimentation variée, tout en respectant sa faim et son rythme.

Inutile de le forcer à terminer son assiette ou de chercher à lui faire « rattraper » ses repas : accompagnez-le progressivement vers ses habitudes.

Si les difficultés alimentaires persistent, si votre enfant reste très fatigué ou si sa perte de poids vous inquiète, parlez-en à son médecin.

Et si vous avez besoin d’être accompagné pour retrouver des repas plus sereins, nous sommes là pour vous aider. 🤍


Retrouvez-nous sur www.mangeretgrandir.fr


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